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M&A dans le Future of Work : personne ne domine le share. Et c'est exactement le problème.
Plus de 200 transactions. C'est, grosso modo, le nombre d'opérations de M&A réalisées en France dans le recrutement, l'intérim, la formation professionnelle et la HR Tech entre 2021 et 2025. Des rachats de cabinets de recrutement par des fonds mid-cap. Des consolidations dans l'intérim portées par Proman, Actual, Domino RH. Des acquisitions dans l'EdTech et le digital learning. Des LBO dans le management de transition. Un marché profondément actif, structurellement en recomposition, avec une pression croissante des capitaux — y compris américains, depuis que des fonds comme General Catalyst ont commencé à racheter des sociétés de services pour les transformer par l'IA. Et pourtant, si vous êtes dirigeant d'une ETI du Future of Work en France et que vous demandez à n'importe quel directeur financier ou avocat d'affaires de vous nommer le conseil M&A spécialisé sur votre secteur, il sera incapable de vous répondre. Pas parce qu'il ne connaît pas le marché. Parce qu'il n'existe pas.
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Il y a une question que Chiara Operto a posée récemment sur LinkedIn à propos du M&A en France : qui domine vraiment le share ? C'est une bonne question. Elle mérite une réponse sectorielle.
Dans le M&A général, le share est bien documenté. Les grandes banques d'affaires dominent les transactions au-dessus de 500 millions. Les boutiques généralistes — Natixis Partners, Lazard, Rothschild — traitent le mid-cap. Les réseaux d'audit et de conseil (Forvis Mazars, Grant Thornton, Eight Advisory) couvrent le small-cap et la transmission de PME. Il y a de la concentration, de la spécialisation par ticket, de la visibilité sur qui fait quoi.
Dans le Future of Work, ce marché-là n'existe pas de la même façon.
Les transactions se font. Mais elles se font dans un écosystème où le conseil M&A est soit généraliste et mal équipé pour valoriser un cabinet de recrutement de 5 millions d'EBE, soit sectoriel sur un sous-segment trop étroit pour couvrir l'ensemble du spectre. Personne ne connaît à la fois les dynamiques de l'intérim BTP, les multiples de la formation Qualiopi, les benchmarks de valorisation d'un cabinet de management de transition, et les logiques d'acquisition d'un fonds spécialisé dans les business services. Ce n'est pas une critique de qui que ce soit. C'est une réalité de marché.
Et cette réalité a un coût.
Ce coût, nous le voyons dans chaque processus de cession que nous accompagnons. Un dirigeant qui approche un conseil généraliste obtient un teaser bien présenté et une liste d'acquéreurs construite depuis une base de données sectorielle trop large. Un dirigeant qui approche un réseau d'audit obtient une valorisation prudente et un process administré, mais sans conviction sectorielle. Un dirigeant qui s'en remet à un intermediaire de proximité obtient trois ou quatre approches informelles — rarement les bonnes.
Ce que personne ne lui donne, c'est une lecture fine de son secteur : pourquoi son EBITDA sera regardé différemment par un fonds spécialisé business services et par un industriel en consolidation régionale. Pourquoi un cabinet de recrutement executive avec 80 % de revenus récurrents sur un secteur pénurique mérite une prime que les méthodes standard ne capturent pas. Pourquoi le timing d'une cession dans la formation professionnelle dépend d'une fenêtre réglementaire que la plupart des conseils généraux n'ont pas dans leur radar.
Le share, dans le M&A du Future of Work, ne se gagne pas en faisant le plus de transactions. Il se construit en comprenant les secteurs de l'intérieur — ce qu'ils valent, pour qui, et pourquoi maintenant plutôt que dans dix-huit mois.
C'est le positionnement que nous avons construit chez Auxine Partners. Pas par opportunisme — par conviction, et parce que nous venons de là. Recrutement, intérim, formation, HR Tech : ce sont des secteurs dans lesquels les associés d'Auxine ont opéré, développé, transmis des entreprises, avant de conseiller d'autres dirigeants qui font le même chemin. Nous avons fondé et cédé des cabinets de recrutement. Nous avons accompagné des plateformes HR Tech dans leur levée et leur sortie. Nous savons ce que signifie être de l'autre côté de la table.
Ce n'est pas une liste de références. C'est une façon d'aborder chaque mandat différemment — avec la certitude qu'un dirigeant du Future of Work mérite un conseil qui parle son langage, connaît ses acheteurs potentiels par leur nom, et a une opinion sur la valeur de son entreprise avant même d'avoir ouvert le premier tableau Excel.
Dans ce marché, personne ne domine le share. Nous travaillons à y remédier.
Auxine Partners est une boutique M&A indépendante dédiée au Future of Work — recrutement, intérim, formation professionnelle, management de transition et HR Tech. Nos mandats couvrent les cessions, acquisitions et ouvertures de capital de PME et ETI françaises.
