Intérim
37,5 milliards d'euros, 12 000 agences, un marché qui se scinde en deux.
L'intérim n'est pas en crise : il se sépare en deux marchés. D'un côté les missions à faible valeur ajoutée, captées par les plateformes et sous pression sur les prix. De l'autre les spécialités — médical, BTP technique, ingénierie — où les marges tiennent et où les acquéreurs paient. La valorisation d'une agence dépend d'abord du côté où elle se situe.
Ce qui fait la valeur, et ce qui la détruit
Spécialisation et marge brute
Le taux de marge brute est le premier indicateur regardé. Il traduit la position de l'agence sur l'échelle de la valeur ajoutée, bien mieux que le chiffre d'affaires.
Besoin en fonds de roulement
Le BFR décide en silence du prix réellement encaissé. Délais de paiement, affacturage, saisonnalité : ces éléments se négocient et se préparent.
Réseau d'agences et implantation
Maillage géographique, ancienneté des implantations, part du chiffre d'affaires par agence : un réseau équilibré vaut plus qu'un réseau dépendant d'une agence.
Fidélité des intérimaires et des clients
Taux de retour des intérimaires, ancienneté des comptes clients, part des contrats-cadres : la stabilité du flux prime sur le pic d'activité.
Groupes d'intérim français et européens, consolidateurs spécialisés (médical, BTP, ingénierie), acteurs du portage et du freelancing en diversification, fonds de private equity actifs sur les services à l'emploi.
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